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| | Voyage au Pérou - Amérique du Sud | |
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max Graphiste


   Age : 18 Inscrit le : 14 Oct 2006 Messages : 14195 Zone préféré du forum : L'île (car j'y suis enfin arrivé...^^) Département : Chambre noir et humide Loisirs : Manger, et !f:j!bkcb:nk (>texte intraductible) Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Verseaux PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Jeu 5 Juil - 18:53 | |
| Et bin !!! j'avais raison !! c'est vraiment spéctaculaire !!! _________________

Vôtez !! il faut reprendre ces vôtes coute que coute ^^ lol
http://vote.weborama.fr/fcgi-bin/vote.fcgi?205590
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|  | | vivi Taille crayon carnivore


   Age : 15 Inscrit le : 27 Juin 2006 Messages : 2743 Département : 91 Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Ven 13 Juil - 18:16 | |
| vic vas tu y retourne?? _________________

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|  | | Vic Administrateur


   Age : 19 Inscrit le : 20 Juin 2005 Messages : 32314 Zone préféré du forum : L'île ^^ Département : Hamman des Admins, 4e Quartier, 19000 100%E.A. Loisirs : jeux vidéos, ciné, amis, calin, ... Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Tout-Puissants PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Ven 13 Juil - 18:19 | |
| Ah mais ça c'est sur! J'y retournerai, et le plus vite sera le mieux ^^ _________________

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|  | | max Graphiste


   Age : 18 Inscrit le : 14 Oct 2006 Messages : 14195 Zone préféré du forum : L'île (car j'y suis enfin arrivé...^^) Département : Chambre noir et humide Loisirs : Manger, et !f:j!bkcb:nk (>texte intraductible) Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Verseaux PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 17:13 | |
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J'ai enfin les photos du Pérou! Je vous trouve les meilleures et je vous les met ici, ainsi que mon rapport de stage qui j'espère, fera pleurer mes profs ( 29 pages le rapport de stage quand même! ) _________________

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|  | | chachou Modérateur


   Age : 17 Inscrit le : 14 Aoû 2005 Messages : 25243 Zone préféré du forum : la chambre des admins :P Département : Chambre de Chachou, 2e étage, 4e Quartier, 19000 100%E.A. Loisirs : rien de légal XD Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Vierges PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 22:08 | |
| Cette photo, elle est superbe !!! _________________

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|  | | Vic Administrateur


   Age : 19 Inscrit le : 20 Juin 2005 Messages : 32314 Zone préféré du forum : L'île ^^ Département : Hamman des Admins, 4e Quartier, 19000 100%E.A. Loisirs : jeux vidéos, ciné, amis, calin, ... Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Tout-Puissants PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 22:40 | |
| Eh oui, je suis très beau dessus ptdr ^^ _________________

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|  | | chachou Modérateur


   Age : 17 Inscrit le : 14 Aoû 2005 Messages : 25243 Zone préféré du forum : la chambre des admins :P Département : Chambre de Chachou, 2e étage, 4e Quartier, 19000 100%E.A. Loisirs : rien de légal XD Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Vierges PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 22:44 | |
| PTDRR mis à part CA !! loool
nan mais sérieusement, avec les enfants comme ça autour de la caméra, ça fout des frissons !! _________________

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|  | | Vic Administrateur


   Age : 19 Inscrit le : 20 Juin 2005 Messages : 32314 Zone préféré du forum : L'île ^^ Département : Hamman des Admins, 4e Quartier, 19000 100%E.A. Loisirs : jeux vidéos, ciné, amis, calin, ... Caractéristique d'Astro V2.0 Nom du QG: QG des Tout-Puissants PVs du joueur restants:
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 22:49 | |
| Des frissons mdr? Comment ça? _________________

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|  | | Vic Administrateur


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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:22 | |
| I- Avant Propos.
Le présent Rapport de Stage fait office de résumé des 4 semaines de stage faites au Pérou avec l’association Citoyens Itinérants et son directeur Roberto DEGLANE.
Cette association a pour œuvre de mettre en place des missions humanitaires, en regroupant des bénévoles français pour partir au Pérou donner des soins dentaires et médicaux aux enfants des bidonville.
L’association aura envoyé, lors des grandes vacances, trois groupes de bénévoles constitués en majorité d’étudiant venant des facultés d’histoire, de médecine, de droit, de lettre, réparties entre les mois de juin, juillet, et août.
La mission du mois de juillet aura été accompagnée d’une équipe de trois étudiants en cinéma venu de la même école de cinéma : CinéCréatis. Le but de leur présence et de même le but de leur stage aura été de réaliser pour l’association, un film de la mission visant à communiquer à des organismes de soutiens et lors de réunion les soins apportés et les déplacements organisés par Citoyens Itinérants.
Constance BOUCHE, Alexis POREE et moi-même étions ces trois étudiants. _________________

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|  | | Vic Administrateur


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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:23 | |
| II- Pré Production.
Notre plus grande mise à l’épreuve lors de ce stage a sans doute été l’autonomie. Nous avons du réunir notre propre matériel afin de pouvoir œuvrer à notre tache, l’école ne pouvant nous laisser pour ce stage du matériel.
Dans un premier temps, avec Constance, nous avons demandé conseil à Claude FRISON. Nous avons voulu en savoir plus sur son travail de Journaliste Reporter d’Image à l’étranger, et sur les quelques règles de sécurité à avoir. Car il est évident que bien que ce stage nous ait fait rêver, nous ne savions ni comment nous y prendre, ni à quoi nous attendre.
Claude FRISON nous a donc raconté ses reportages dans les pays d’Amérique du Sud, en nous rappelant de bien faire attention à nous et à notre matériel qui pouvait être la cible de tous dans ce pays pauvre qu’est le Pérou.
Par la même occasion, nous nous sommes renseigné sur les vaccins à faire pour être protégé de toutes les maladies graves qui pouvaient se transmettre au Pérou. Les sites Internet ne préconisant aucun vaccin à proprement parler, j’ai quand même tenu à faire celui de l’Hépatite B que la mère de Constance, infirmière, me préconisait. Il aurait été bon également de faire celui contre le Paludisme, mais le directeur d’association nous a certifié que les grandes villes que nous aiderions ne seraient pas touchées par cette maladie.
Enfin, Claude FRISON nous a avertit des risques de la nourriture et de l’eau. Nous devions faire attention à ne pas manger de la viande crue qui aurait pu faire naître des symptômes de maladies en nous. Egalement ne boire que de l’eau en bouteille, et éviter tout contact direct avec l’eau d’évier du Pérou, qui, n’étant pas traitée comme en France regorgeait de maladie.
Une fois ces quelques renseignements pris, nous avons du réunir le matériel nécessaire à notre voyage. Notre matériel, peu professionnel, était la seule chose que nous pouvions obtenir, et nous nous sommes donc réunis pour apporter chacun une partie.
Après réflexion il nous est paru évident que nous devions chacun avoir au moins une caméra. Ainsi, chacun de nous aurait pu filmer là où il aurait été envoyé si nous devions nous séparer pour obtenir de bonnes images. De plus, en cas de panne, nous pouvions ainsi compter sur les autres caméras qui auraient alors pu être prêtée.
Constance a donc apporté son pied caméra et une caméra DV empruntée à la Fnac. Alexis a lui apporté sa caméra DV qui ne fonctionné qu’à moitié, au cas où. Il a également pris son appareil photo et son pied photo afin de pouvoir compenser sa caméra. Enfin moi j’ai apporté ma caméra DV pour pouvoir la prêter à Alexis une fois au Pérou, ainsi que ma caméra 3-CCD pour obtenir une meilleure image et ainsi obtenir de meilleures images d’illustration.
Nous avons également pris le soin de prévoir nos propres cassettes DV, sachant que nous devrions en acheter d’autres une fois sur place. Cependant, Roberto nous avait prévenu que ce serait l’association qui financerait l’achat des cassettes sur place.
Une fois le matériel réuni, nos vaccins fait, nous étions prêt à partir pour ce fabuleux voyage. _________________

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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:32 | |
| III- Le Tournage.
La mission humanitaire de juin 2007 au Pérou a été répartie en plusieurs lieux géographiques.
La première semaine s’est déroulée à Lima, la capitale, dans l’orphelinat La Ciudad De Los Niños tenu par le Frère Juan José.
Les deux semaines suivantes se sont déroulées à Arequipa, la ville des volcans, dans trois zones distinctes et successives : la déchetterie en périphérie de la ville, l’orphelinat La Ciudad De Los Huervanos tenu par le Père Alain Leroux, enfin le collège San Luis Gonzaga.
Enfin la dernière semaine nous a été laissée pour partir à la découverte du Pérou afin d’obtenir plus d’images d’illustration.
Dans mon Rapport de Stage, j’ai tenu à suivre cette chronologie afin de mieux y démontrer l’évolution du travail au cours du temps.
A- La Ciudad De Los Niños – Lima.
Lors de notre arrivée à Lima, nous avons été accueilli chez le frère de Roberto, le directeur d’association. Nous y avons séjourné une journée, le temps pour nous de prendre nos marques et de regrouper toute l’équipe de juin.
Certains étaient arrivés plus tôt, d’autres encore avaient profité d’une semaine supplémentaire pour visiter le pays et ses paysages fabuleux.
Bref, le premier jour nous aura permis de visiter Lima, de découvrir le mode de vie des habitants du Pérou.
Nous avons pu profiter de cette journée pour faire du change, déguster les plats typiques du Pérou (le rocoto relleno, piment farcis, était très bon).
Puis, une fois le groupe d’étudiants en médecine revenus de Cuzco, nous avons pris la direction de la Ciudad De Los Niños.
La Ciudad De Los Niños, traduit de l’espagnol, signifie « Le Village Des Enfants ». En effet, cet orphelinat tenu par des frères religieux n’est composé que de garçons, âgés de 3 à 18 ans.
Mais la plus grande particularité de cet orphelinat est qu’il ressemble plus à un village qu’à un orphelinat.
L’entrée, protégée par un portail blanc, nous laisse apparaître une longue allée tenue à l’ombre par les arbres, longeant le mur de l’école privée juste à côté. Des champs cultivés par les enfants laissent émaner des odeurs de légumes et de fruits mûrs, sous la chaleur du soleil hivernal du Pérou. Tout est fleuri, et d’une beauté enfantine. Les murs ont été peints de fresques colorées représentant des scènes de la Bible, et le calme environnant rend ce lieu apaisant.
Lorsque nous sommes arrivés, nous avons été accueilli à l’ombre d’une terrasse, face à l’accueil du village, en attendant que le frère supérieur, Hermano Juan José, arrive.
Lors de cette attente, quelques enfants ont croisé notre chemin, poussant des brouettes pour certains, emmenant des outils pour d’autres. Ils avaient tous le sourire, ils étaient tous heureux, heureux d’être ici, heureux de vivre.
Puis l’Hermano Juan José est arrivé, et nous a alors réparti en différent groupe. Constance et Marina, une étudiante en histoire, ont été envoyées vers la Familia de los Niños Jesus (traduit de l’espagnol « famille des enfants de Jesus »). Deux autres groupes de deux filles chacun ont été envoyé dans d’autres familles, pendant que Alexis, Cyrille, étudiant en médecine, Roberto et moi étions envoyé dans la Familia San Felix (traduit de l’espagnol « famille de Saint Félix »).
Le classement par famille à La Ciudad De Los Niños se fait selon l’age. Les enfants étant âgés de 3 à 18 ans, chacun d’eux étaient donc répartis dans la famille de son âge. Ce système permettait de les envoyer à l’école privée à la même heure selon les emplois du temps de chacun, mais aussi de les organiser au travail selon leur âge.
Ainsi donc les famille partait de la Familia de los Niños Jesus s’occupant des plus petits avec une crèche et un dortoir surveillé par les Hermana bénévoles du village, et s’achevait par la Familia San Felix occupée par les plus grands qui étaient alors chargé d’entretenir le village.
Une fois nos affaires de la semaine rangées dans des casiers laissés par les habitants de San Felix, l’Hermano Juan José nous a invité à le suivre pour faire le tour du village.
Nous avons alors pu découvrir toute l’infrastructure que composait le village. En plein centre du village se dressait des terrains de foot et de basket, munis pour l’occasion de filet de volley, où s’amusaient quelques enfants.
L’église, construite par les enfants et les ouvriers, ornée d’une croix faites en néons bleus, servaient pour les prières d’avant repas et les messes de la semaine.
Par derrière San Felix, les grands, aidés par des ouvriers du bâtiment, construisaient les fondation d’une prochaine famille à accueillir.
Les champs aux alentours étaient labourés et cultivés par quelques enfants, qui récoltaient les légumes qui serviraient pour le repas du soir.
Une ferme était également présente, avec des truies enceintes, un poulailler de milliers de poules pondeuses, un enclot à chèvre pour le fromage. Cette ferme était également entretenue par les enfants du village, qui étaient envoyés à tour de rôle chaque jour de l’année.
Lors de cette visite, nous avons également pu apercevoir la boulangerie, dont certains enfants s’occupaient le soir pour faire le pain de chaque repas.
Une salle Internet était également présente, pour tout ceux qui désiraient jouer en réseaux ou discuter via messenger.
Tout était conçu pour être autonome. Ils avaient tout, à eux. Pas besoin de s’acheter à manger, ils cultivaient leur propre nourriture. Pas besoin de gagner de l’argent, ils allaient à l’école et travaillait bénévolement pour la construction et l’amélioration du village.
Comme nous l’a confié plus tard Hermano Juan José, il les avait accueillit bras ouvert bénévolement, leur avait offert un toit, à manger, une école, une fois en Dieu, et chacun d’eux, à sa manière, en était reconnaissant en travaillant à l’amélioration de ce micro monde.
Une fois la visite terminée, nous avons eu quartier libre pour nous préparer, avant de rejoindre la messe avant le dîner.
Lorsque nous sommes tous rentré dans l’église pour assister à la messe du soir, nous nous attendions au fond de nous à entendre les prières longues et récitées comme dans les églises française. Mais aucun de nous n’aurait pu vraiment s’attendre à ce que nous allions alors voir et entendre.
Les enfants entraient un par un, famille par famille, s’inclinant face à la statue de Jésus accrochée au plafond. Les frères, eux, s’installaient tout devant, pour faire face à tous les enfants.
Ils se sont alors tous levé, un des frères a commencé à jouer de la guitare, et c’est en tapant en rythme des mains et des pieds qu’ils se sont tous mis à chanter haut et fort avec joie et amusement. L’église se transformait alors en salle de concert, sous nos yeux ébahis.
Une fois terminé, nous nous sommes tous dirigés vers la cantine où quelques enfants faisaient déjà le service à chacun.
Le repas était simple, à base de riz et de pain, et d’une soupe de légumes cultivés dans le village accompagnée de quelques morceaux de viande venant de l’abattoir situé à côté de l’école.
Cette première journée nous aura permis de nous familiariser avec les lieux. Nous avons commencé par prendre des repères, imaginer de lignes de structuration pour nos plans à faire, analysant chaque endroit pour en trouver les meilleures images.
Roberto ne voulant pas perturber les enfants par nos caméras et préférant attendre qu’ils s’habituent à notre présence, j’ai profité des deux jours suivants pour me familiariser avec les grands et les Hermano.
J’ai pu profiter de ma maîtrise de l’espagnol pour discuter pleinement avec les jeunes de San Felix et plus encore avec Hermano Juan José qui m’a tout de suite apprécié.
Il m’a ainsi donné carte blanche pour filmer dans La Ciudad De Los Niños, les messes religieuses, interviewer les enfants et les Hermano et Hermana du village.
C’est ainsi qu’avec Alexis et Constance nous nous sommes répartis les taches.
Constance se chargeait de filmer les tout petits en les suivants pas à pas dans leurs journées. Elle s’est chargée d’interviewer les Hermanas de la famille Niño Jesus, d’obtenir les images types d’une journée vue par les tout-petits à La Ciudad De Los Niños, à savoir : le lever du matin avec la préparation pour le petit-déjeuner, le petit-déjeuner à la cantine, la récréation au sein de la crèche, le déjeuner du midi à la cantine, les activités organisées par les Hermanas, le souper, puis le coucher.
Alexis pour sa part s’est chargé de prendre les photos des enfants. Il s’est promené dans les ruelles du village à la recherche des meilleurs sourires, les admirant à leurs insu en train de travailler les champs, de nourrir les animaux, de s’activer à leurs tâches.
Pour ma part j’ai suivi les plus grands de San Felix à travers leurs journées, du matin jusqu’au soir, les filmant au réveil par le Hermano supérieur, la préparation jusqu’au petit-déjeuner, le petit-déjeuner à la cantine, l’études dans les salles de regroupement pour certain qui s’avançaient dans leur travail scolaire, le déjeuner du midi à la cantine, le souper, puis le coucher.
Enfin, Constance et moi-même nous sommes réuni pour effectuer les images d’illustrations dans le village, les différentes taches effectués par les plus grands, à savoir : travailler les champs, donner à manger aux animaux, s’occuper de faire le pain, de faire le service pendant les repas.
Lors de tout ceci, nous avons été confronté à plusieurs problèmes auxquels nous devions trouver une solution rapidement.
Notre priorité première était de pouvoir obtenir les meilleures images du village en grand nombre. Il nous a fallu donc réussir à planifier notre temps, et nous répartir en différents secteurs du village, pour ne pas manquer certaines occasions qui nous paraissaient importante. Notre atout aura sans doute été notre grand nombre de caméra. Avec nos quatre caméras, nous avons pu nous séparer afin de filmer deux actions différentes au même instant. Notre répartition dans plusieurs familles a joué en notre faveur, car nous avons ainsi pu suivre le quotidien d’une même journée du point de vue d’enfants à l’âge différent. Finalement, nous avons fini par ne filmer sur l’instant que les moments que nous ne pourrions pas filmer après.
Nous avons tout d’abord obtenu carte blanche pour filmer les enfants pendant les messes et les prières d’avant chaque repas.
Jamais nous n’avions vu ça ! Tous les enfants qui dansaient et chantaient en claquant dans leurs mains les prières qui étaient accompagnées par la guitare et la batterie d’un Hermano ! C’était spectaculaire !
Pourtant malgré tout nous ressentions un léger malaise à les filmer, lorsque les Hermanos nous regardaient du coin de l’œil pour vérifier que nous ne perturbions personne. Cependant, Hermano Juan José avait tenu à être clair avec nous, nous pouvions tout filmer !
Nous avons ensuite réussi en planifiant notre temps à filmer la journée de visite des parents. Un samedi sur deux, les parents avaient l’autorisation de venir voir leurs enfants, et de passer l’après-midi dans le village avec eux.
Avec Constance nous nous avons déambulé dans les ruelles en filmant les parents qui l’acceptaient, en interviewant les moins timides d’entre eux.
C’est ainsi que nous avons rencontré la mère de deux enfants vivant dans La Ciudad De Los Niños. Elle a accepté de répondre à nos questions face à la caméra, avec le plus de sincérité possible. Elle nous a ainsi offert l’un de nos plus émouvant interview fait dans le village, en nous confiant qu’elle préférait laisser dans le village ses enfants pour qu’ils aient la chance de ne pas vivre la vie pauvre qu’elle menait. Je tiens tout de même à la remercier au travers de ce rapport de stage, pour ce geste qu’elle a voulu nous faire en cadeau.
En discutant avec les plus grands, nous avons appris que l’une des truies était sur le point de mettre bas. Nous avons donc sauté sur l’occasion en veillant pendant trois nuits auprès des cochons, pour pouvoir filmer cet accouchement.
Ce fut un moment très intense. Plus les soirs passaient, plus Hermano Juan José s’inquiétait de la santé des petits cochons qui, au bout de quelques jours resté trop longtemps dans le ventre de leur mère, pouvaient mourir de faim.
Chacun restait silencieux, pour ne pas perturber la truie en train de mettre bas, ni les grands qui l’assistaient lors de ses contractions.
Constance et moi avons tenu à filmer cette séquence à deux caméras, pour obtenir à la fois les images des cochons naissant, et les émotions visibles sur le visage des grands qui travaillait alors. Nous avons pu ainsi filmer au même instant le cochon sortir du ventre de la truie, recouvert de son fibre de protection, et les grands qui s’attelaient à la tâche pour couper le cordon ombilicale et nettoyer le petit cochon.
Nous avons aussi assisté à la mort de certains cochons, qui malgré le bouche à bouche répété par les grands ne se réanimaient pas. Ils étaient alors mis à la poubelle, mort. Mais plus les jours passaient, plus nous étions contraint par des soucis filmiques qui devenaient de plus en plus handicapant.
L’un de nos plus gros soucis aura été sans doute notre matériel. La médiocrité de nos pieds caméra nous empêchait de pouvoir réaliser de beau panoramique que nous avons dû nous réduire à faire manuellement. De plus, nos caméras n’ayant pas la même qualité d’image, certains instants filmés avec deux caméras différentes pour avoir deux points du vue simultané sont ressorti avec des teintes de couleurs différentes.
Nous avons également rencontré des problèmes lors des interviews, dû à des radios au loin qui s’entendent à la caméra, mais que nous n’avons pas pu interrompre.
Enfin, filmer des enfants n’est pas simple. Lorsque nous voulions filmer sans être aperçu, pour obtenir des images naturelles, les enfants étaient souvent attirés par les caméras. Ils voulaient voir ce qu’on faisait, tenter de le faire eux-mêmes, riait de voir leurs camarades à la caméra, se précipitait sur nous pour être filmé en train de faire des grimaces. Sachant que nous étions souvent entouré d’un groupe de dix à quinze enfants autour de nous, nous avons du nous organiser d’une autre manière pour obtenir de bonnes images. _________________

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Dernière édition par le Mar 25 Sep - 23:42, édité 1 fois |
|  | | Vic Administrateur


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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:37 | |
| Nous avons donc employé trois méthodes de tournage.
La première, l’un de nous tournait les images, pendant qu’un autre retenait les enfants de s’approcher trop prêt, leur demandant de se taire, et de regarder en silence. Cette méthode fonctionnait parfaitement lorsqu’il n’y avait que quelques enfants. Mais cela devenait vite impossible lorsqu’un nouveau était attiré, et que ne sachant pas que nous devions nous taire s’amusait à rire de ses camarades, se qui provoquait un chahut épouvantable des enfants qui le disputait de se taire.
La seconde méthode fut beaucoup plus efficace que la première, mais dépendait de la disponibilité du reste du groupe de bénévoles. Pendant que nous tournions les images que nous désirions, un bénévole de notre groupe captait l’attention des enfants, en venant jouer avec eux, en leur parlant, ce qui plaisait beaucoup aux plus petits qui se désintéressaient alors de nos caméras. Bien sûr, quelques uns persistait à rester, mais n’étant pas trop nombreux notre première méthode pouvait alors fonctionner.
Hermano Juan José nous a ensuite proposé une troisième méthode. Pour nous éviter de devoir filmer en temps réel les images que nous voulions, il a demandé au plus grands qui justement faisaient du théâtre en cours de nous refaire les actions que nous désirions filmer.
Nous avons ainsi pu obtenir des images plus concrètes des grands s’occupant des animaux, en leur demandant de nous montrer devant la caméra leurs actions plus concrètement. Ils nous ont ainsi laissé libre court à nos envies en nous ouvrant l’accès au poulailler pour les filmer, ou encore la boulangerie pour nous faire du pain devant la caméra.
Au fil des jours qui passaient, les enfants s’habituaient à notre présence. Nous avons pu alors réunir autant d’images d’illustration que nous le voulions.
Un après-midi, Hermano Juan José est venu nous voir pour nous inviter à découvrir les alentours de la ville, et plus en profondeur le Pérou.
Avec Constance, nous avons pu ainsi filmer les coutumes des péruviens : nos trajets en mototaxi pour aller jusqu’au centre ville, un marché péruvien qui ressemblait fort à ceux visibles dans les films se passant en Asie. Il y a avait de tout partout, des vendeurs qui déambulaient de tous côtés pour nous vendre leur produit, des livreurs qui tiraient des chariots entre tous les passants, des marchands de viandes et de légumes, même des vendeurs de DVD pirates comme nous en avait parlé en cours d’économie M. VIGOUROUX !
Bien sûr, nous avons du être d’une extrême vigilance. Tous les regards étaient tournés vers nous, étrangers, et nos caméras. Nous nous sommes donc mutuellement surveillé, évitant de trop montrer le matériel. Lorsque certains marchands protestaient qu’ils nous avaient vu les filmer, nous rangions nos caméras en leur expliquant que ce n’était qu’un film de vacances pour éviter toute révolte contre le droit à l’image.
Mais l’une des plus belle visite que nous ayons pu faire aura sans doute été le cimetière péruvien. Hermano Juan José a tenu à nous montrer ces montagnes, de 2000m de haut, où chacun creusait une tombe où il le voulait, pour enterrer l’un de ses proches.
Nous avons ainsi pu filmer de magnifiques paysages de ces montagnes recouvertes de tombes, et obtenir des bribes d’interview de l’Hermano qui nous expliquait soigneusement, face caméra, comment avait été construit le cimetière au fil des années.
Nous profitions du temps libre laissé par Roberto, le directeur d’association, pour obtenir des images d’illustration à ce que nous raconteraient les bénévoles et les enfants sur les soins apportés et le village.
Lorsque l’association a commencé à effectuer des soins, nous avons entamé les interviews des bénévoles. Nous voulions attendre qu’ils aient commencé à aider les enfants pour parler avec eux de leurs ressentis.
Les bénévoles ont donc commencé par répertorier tous les enfants du village, en les pesant, les mesurant, et en leur posant des questions sur leur âge, les noms de leur parents, leurs dates de naissance. Ensuite Roberto les examinait dans son cabinet pour vérifier leur état de santé bucco-dentaire.
Une nouvelle fois, nous nous sommes répartis les tâches afin de pouvoir également aider les bénévoles, Roberto contant également sur ma maîtrise en espagnol pour discuter avec les enfants et apprendre de leur vie. Constance, tenant également à pouvoir entendre les témoignages des enfants, s’est allié avec moi et une autre bénévole infirmière. Alexis lui, s’est chargé de filmer l’équipe au travail et de prendre en photos les enfants les uns après les autres.
Je me suis donc allié une nouvelle fois avec Constance pour orchestrer ces petites réunions avec les enfants, en les filmant pendant les questionnaires si ils étaient d’accord.
Nous avons pu ainsi profiter des témoignages des enfants qui se livraient à nous, nous racontant leur passé, leur vie familiale, leur vie dans le village.
Les petites étant un peu plus timide, nous n’avons pas cherché à insister lorsqu’ils paraissaient troublés par la caméra. Les grands, eux, se livraient plus facilement, et plus en confiance du fait qu’il avait sympathisé avec moi au long de nos discussions.
Nous avons tenu à respecter les règles apprises en cours, en changeant de temps à autres les valeurs de plan pour obtenir une facilité de montage, et en laissant des silences entre chacune de nos questions et des réponses que nous obtenions.
Après avoir obtenu suffisamment de témoignages de la part des enfants, nous avons entamé les interviews des bénévoles.
Nous avons choisi de n’en sélectionner que quelques uns, afin de pouvoir répartir leurs témoignages tout au long de la mission. Tout comme les interviews des enfants, nous avons respectés les règles apprises en cours, tout en cherchant le bon cadre pour les interviewer.
L’un de nos problèmes majeurs aura été le bruit. Nous tenions à obtenir pour la plupart leur témoignage sur l’instant, en les prenant à part pendant quelques instants le temps de leur poser quelques questions, mais le chahut des enfants attendant de passer voir le dentiste troublait le silence de l’interview.
Enfin, nous avons pris quelques images d’illustration, en filmant les soins fait par Roberto sur les enfants dans son cabinet, les bénévoles mesurant et pesant les enfants, leur posant des questions.
Nous avons également pris le soin de prendre les sons d’ambiance de chaque pièce où nous avons tourné, afin de pouvoir compléter notre montage final au cas où.
Finalement, à la fin de cette semaine passée à La Ciudad De Los Niños, nous avons pu accomplir la totalité des priorités que nous nous étions donné. Nous avons pu mettre en place notre méthode de travail, tout en tenant au mieux le script de tout ce que nous filmions. Bien sûr, La Ciudad De Los Niños n’a été que le début de notre travail, mais nous avons réussi à nous mettre au travail immédiatement pour obtenir le meilleur résultat possible. C’est donc sur cette lancée que nous sommes partis pour Arequipa.
B- La Déchetterie – Arequipa.
En arrivant à Arequipa, nous avons rejoins un groupe de médecin bénévole du centre de santé Mariscal Castilla avec qui nous avons collaboré pendant les semaines passées à Arequipa. Nous avions à notre disposition des médecins professionnels et une ambulance pour nous déplacer.
La première mission a donc été d’aller soigner gratuitement les enfants d’une école éloignée, et leurs parents habitant dans un petit village en périphérie, qui se trouvaient à côté d’une déchetterie.
Lorsque nous sommes arrivé, l’horreur nous a surpris. Je ne saurais comment le décrire. Il y avait ses familles, vivant dans la poussière. Ils étaient tous là, mangeant dans la poussière, entre toutes les mouches dans des maisons construites en déchets trouvés de ça de là. Une puanteur se faisait ressentir dans l’air, l’odeur des ordures de la déchetterie pas très loin.
L’équipe de médecin, ainsi que les bénévoles, se sont installés dans une de ses bâtisses, et munis du haut-parleur de l’ambulance ont incité les villageois à venir se présenter pour des soins dentaires gratuits.
Dans l’équipe de bénévole, beaucoup ont pleuré. Moi-même j’ai du prendre le temps d’encaisser cette vision, avant de me lancer dans la dure tache de notre travail.
Nous nous sommes une nouvelle fois séparés pour effectuer la totalité du travail.
Alexis qui arrivait à faire d’assez bons panoramiques manuellement, s’est chargé dans un premier temps d’effectuer les images d’illustrations, en filmant les maisons, le décor désertique et sableux, les habitants, au loin.
Constance et moi nous sommes chargés de filmer les bénévoles et médecins en train d’effectuer les soins sur les chaises de dentiste apportées, les habitants venant faire la queue pour se faire soigner, ceux qui restaient, se faisant à manger sous des tentes infestées de mouches.
Cependant, nous avons chacun entrepris un style de tournage différent.
Constance se chargeait de prendre ses plans, caméra à l’épaule, cherchant à obtenir des images dans l’action, sans se soucier forcément de l’emplacement de la caméra. Elle a choisit une caméra visible, implantée dans l’équipe de bénévoles.
Pour ma part j’ai préféré une image plus construite, faite avec le pied caméra, positionné en retrait de l’action, mais illustrant parfaitement les actions des bénévoles.
De nos deux méthodes de tournage nous voulions confondre dans le film à la fois les illustrations des interviews mais aussi montrer ce que les bénévoles ne nous disaient pas forcément.
Aux problèmes obtenus à La Ciudad De Los Niños se sont ajoutés d’autres problèmes un peu plus moraux.
Il était très gênant de filmer ces gens, assis là sur leur pauvreté, de les voir souffrir, de filmer leur réalité, et plusieurs fois je me suis remis en question sur le bien de ce geste. D’un côté je m’en voulais de venir comme ça et d’une manière ou d’une autre leur faire ressentir ma richesse face à leur pauvreté en me dévoilant avec mon matériel. Mais d’un autre côté, je me disais qu’en le faisant, j’aurais pu peut-être par l’intermédiaire de mes images montrer aux gens du reste du monde leur pauvreté et d’une manière infime obtenir une réaction même infime.
Je pense que c’est cette vision de la chose qui m’a poussé à continuer de filmer, malgré leurs regards accusateurs. C’est cette vision qui m’a poussé à continuer de filmer ces gens, assis là sur la chaise du dentiste, qui regardaient la caméra, qui me regardaient moi, qui ne bougeaient plus, sous leurs larmes abondantes.
Je me souviens encore de cette jeune fille, en larme. Roberto se préparait à la soigner, et elle, elle me regardait. Elle était là, souffrante, et elle me regardait. Plusieurs fois j’ai demandé à Roberto s’il fallait que je continu de filmer. Il me répondait que oui, alors je filmais. J’ai ainsi filmé cette jeune fille en larme lorsque Roberto lui demandait pourquoi elle n’était pas venue avant si elle avait mal, je l’ai filmé lorsqu’elle hurlait de douleur pendant que Roberto tentait de lui arracher ses dents cariées. Je l’ai filmé, je ne voulais pas chercher plus loin.
Plusieurs fois je me suis arrêté de filmer, pour pleurer sans qu’ils ne me voient. J’ai pleuré de devoir filmer, j’ai pleuré de tant de pauvreté.
J’ai finalement arrêté de les filmer. Je pense qu’il arrive un moment où trop filmer l’horreur de la pauvreté nous détruit nous même.
J’ai préféré rejoindre Alexis, pour l’aider à prendre des images d’illustrations des paysages, loin de l’équipe de bénévole.
En filmant des images d’illustration dans ce désert de poussière, je suis tombé sur un crâne. Un crâne d’animal sous la lumière brûlante du soleil. Un crâne dans la poussière, seul, dans ce désert interminable. J’ai alors décidé de le filmer, car j’y ai vu une image triste mais vrai de la réalité des habitants de ce village. Des personnes abandonnées dans ce désert, vivant seules du reste de la ville d’Arequipa. Des personnes qui malgré tous nos efforts ne pouvaient s’en sortir comme ça. Des hommes et des femmes, comme nous, vivant dans l’inconfort, laissés à l’abandon, oubliés par beaucoup.
Lorsque les médecins ont voulu aller chercher les personnes qui vivaient encore plus loin que ce village, dans la déchetterie, j’ai voulu les suivre. Accompagné par Alexis, nous sommes donc parti pour la déchetterie.
J’avais tenté de me préparer à ce que j’allais voir là-bas. J’avais tenté de me l’imaginer, lorsque quelques bénévoles étaient revenu de là-bas, en larmes après avoir tenté de localiser les habitants. Mais malgré tous mes efforts, l’horreur de la pauvreté a tout de même pris le dessus.
Nous sommes arrivés, après une dizaine de minute en ambulance avec les médecins, au cœur même de la déchetterie. Des montagnes de poubelles étaient entassées là, dans ce canyon puant, recouvert de mouches et de crasse. Quelques fumées noires jaillissaient par endroit, là où les poubelles avaient été brûlées, encombrant ainsi l’air immonde d’une odeur insupportable. Et au milieu de ses poubelles, au sommet de quelques montagnes d’ordures, se dressaient des maisons, construites avec les débris récoltés en chaque recoin de la déchetterie. A l’intérieur, les mères de famille maintenaient le petit feu qui servait de chauffage à toute la famille, et faisaient mijoter de l’eau croupie par la saleté avec une taule ramassée sur l’une des montagnes. Les pères eux, déambulaient entre les ordures, avec leurs chiens tenus en chaîne, à la recherche d’un peu de nourriture, des restes trouvés dans des sacs poubelles, des épluchures à se mettre sous la dent. Ils avançaient, poussant leurs brouettes, pour récolter de quoi se nourrir, mais aussi de quoi se réchauffer pour passer les nuits de l’hiver qui se faisaient de plus en plus froides au fil des jours qui passaient. Enfin les enfants, réunis autour d’un ballon de foot tout amoché, s’amusaient à dégommer des sacs poubelles, ne pouvant pas aller à l’école trop loin pour eux. _________________

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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:39 | |
| A la vue d’une telle pauvreté, il nous a fallut tout de même filmer. Filmer pour pouvoir montrer. Filmer, pour s’offrir le moyen de se cacher, de se donner une raison d’être ici, à les regarder. Enfin, filmer pour éviter de s’effondrer, face à l’horreur de cette pauvreté.
Alexis s’est chargé de prendre des photos, pendant que moi, je filmais. Sans doute avons-nous eu tout deux envie de partir, mais nous avons continué. Car il le fallait, car nous devions le montrer.
J’ai tout d’abord commencé par prendre les montagnes d’ordures. Je les ai prise de près, de loin, tentant de montrer la fumée qui s’en échappait, tentant de montrer les maisons qui apparaissaient juste derrière. J’ai alors trouvé l’un des plans les plus réalistes. Il démarre sur les magnifiques volcans d’Arequipa. Ces trois géants qui bonifient le paysage. Et peu à peu, ils s’éloignent, pour enfin laisser la place aux montagnes d’ordures. Je le trouve réaliste, car il fait le parallèle entre la beauté des paysages du Pérou et la pauvreté qui y domine.
J’ai ensuite filmé les familles. Ces hommes qui ramassaient les ordures, ces femmes qui préparaient le repas. Et ces enfants, qui jouaient au football entre les ordures. J’ai obtenu un autre bon plan, où un enfant tirait dans le ballon, qui rebondissait alors plus loin sur les ordures, avant d’exploser, percé par un bout de métal. Je trouve que ce plan représente lui aussi la situation de ses enfants. Des enfants, condamnés à vivre dans la pauvreté, qui, comme le ballon qui rebondit et explose, ne s’en sortiront jamais.
Finalement, je me suis rapproché des familles en suivant les médecins, qui se proposaient de les emmener en ambulance. Ils ont ainsi porté une femme, qui ne pouvait pas avancer, jusque dans l’ambulance. Des enfants sont également venus des enfants de tous âges, qui ne connaissaient même pas la brosse à dent.
Au final, Roberto assisté des médecins, aura soigné tout le monde, du moins, tout ceux qui avaient voulu venir, en leur offrant avant de repartir une brosse à dent et du dentifrice.
Toute l’équipe de juin aura tenté de les aider, eux aussi, médiocrement, mais nous aurons tenté. Nous avons tenu à aller faire des courses, et à offrir à tout ce village de quoi manger un repas, en leur offrant des pommes de terre, des boites de conserves, des packs d’eau minérale.
Mais malgré tous leurs remerciements, nous savions que cela n’aura rien changé. Ce n’était que leur offrir un faux espoir, une lueur pendant un instant, juste le temps d’un repas, avant de les faire retomber dans leur souffrance et leur famine.
Je ne pourrais totalement décrire la tristesse qui nous a envahit après être passé dans cette déchetterie. Chacun avait été marqué par cette mission, chacun ressentait une honte profonde de ne jamais avoir réellement réagit sachant cette horreur.
Avant de quitter définitivement la déchetterie, et après avoir soigné tous les volontaires, un homme est venu nous voir. Il était accompagné de son fils, de dix ans. Il était là, face à nous, nous demandant la plus émouvante de ses requêtes.
Il voulait que nous l’aidions, du moins, que nous aidions son fils. Il voulait que nous l’aidions, à faire que son fils puisse vivre une vie meilleure, une vie en dehors des ordures, une vie meilleure que la sienne. Il désirait que son fils puisse manger à sa faim, qu’il puisse aller à l’école, qu’il puisse vivre tout simplement. Il était prêt à nous le confier, au prix le plus cher de sa séparation.
Nous avons tous été touché par cette demande. Nous avons été touché par son geste. Roberto lui a alors donné espoir, en lui promettant de trouver un endroit où son fils pourrait grandir, en ville. Un endroit loin de cette misère, où il pourrait vivre et sourire comme tous les autres enfants.
Roberto lui a promis de l’aider, et c’est ce que nous avons fait.
Pendant quelques jours, Roberto et les bénévoles se sont mis en quête d’un refuge, un orphelinat qui accepterait d’accepter un nouvel enfant. Je ne pourrais vous dire comment ils s’y sont pris, ayant été arrêté pendant trois jours par les médecins bénévoles d’Arequipa à cause de la galle. Il ne désirait pas que je puisse contaminer des enfants, ni que j’attrape d’autres maladies qui auraient pu être alors plus grave. Cependant, lorsque je suis revenu, soigné par les traitements prescrits, Roberto était heureux de m’annoncer qu’ils avaient trouvé un orphelinat à Arequipa qui acceptait de rencontrer le père et l’enfant.
Nous sommes ainsi parti en direction de La Ciudad De Los Huervanos, pour y conduire l’enfant.
C- La Ciudad Des Los Huervanos – Arequipa.
La Ciudad Des Los Huervanos, traduit de l’espagnol signifie Le Village des Orphelins. C’est un orphelinat qui, tout comme La Ciudad Des Los Niños n’est composé que de garçon, de six à dix-huit ans. La seule différence étant qu’il ne s’agit point d’un village, mais réellement d’un orphelinat fait de bâtiments aux murs gris.
Le directeur de l’orphelinat, Padre Alain Leroux, nous a accueillit à bras ouvert dans son orphelinat. Français d’origine, il appréciait tout bonnement le but même de notre association visant à organiser des missions humanitaires pour aider les enfants du Pérou.
Roberto et les médecins bénévoles d’Arequipa ont commencé par soigner les enfants de l’orphelinat, en effectuant les mêmes analyses et interventions qu’à La Ciudad De Los Niños.
Nous les avons filmé, malgré une contrainte qui n’était pas apparue à La Ciudad De Los Niños. Les enfants, peu habitué à notre présence, s’agitait et se méfiait de la caméra.
Cependant, l’attrait majeur fut l’instant où le père et son fils, de la déchetterie, sont arrivés à l’orphelinat.
L’enfant pleurait, il pleurait de devoir rester, de devoir se séparer de son père.
Pour filmer cette séquence, nous avons tout de même préféré rester en retrait par rapport à eux, pour ne pas les gêner plus qu’ils ne l’étaient déjà. Nous avons filmé à deux caméras cette scène, afin d’obtenir différent plan de cette séquence.
L’un de nos soucis a été notre nombre de cassette pendant cette séquence. En effet, j’ai du laisser Constance et Alexis filmer avec les quelques minutes de bande qu’il nous restait, pendant que j’allais acheter d’autres cassettes au centre-ville. Cependant, ce léger souci ne nous a pas fait perdre beaucoup d’images importantes.
Enfin, nous sommes reparti, une fois l’enfant seul, aux mains du Padre Alain Leroux. Nous l’avons laissé là, une fois rassuré et guidé par les autres enfants, pour repartir lors de notre dernière mission.
Ce n’est qu’au cous de la dernière mission que le Padre Alain Leroux nous a appelé, pour nous prévenir que la mère de l’enfant était venu le retirer, pour le ramener à la maison, le ramener chez eux, entre les ordures.
D- Le Collège San Luis Gonzaga – Arequipa.
Notre dernière mission humanitaire s’est effectuée au collège San Luis Gonzaga, à Arequipa. Là bas, les murs sont gris et l’accès protégé par un gardien. Comme dans les orphelinats que nous avons pu aider précédemment, ce collège n’était constitué que de garçons, âgés pour ce que nous avons vu de dix à dix-sept ans.
La grande différence avec nos précédentes missions était qu’il y régnait une ambiance de provocation, de moquerie et de méfiance. Les enfants, voyant nos caméras, nous ont envahi peu à peu pour tenter de se les approprier afin de les utiliser à notre place.
Nous avons donc dû nous méfier en permanence, toujours rester à proximité de notre matériel, pour ne pas qu’il arrive un accident.
Cependant, malgré cette ambiance de malaise, nous nous sommes mis à nos tâches en tentant d’obtenir le meilleur de ces garçons.
Nous avons commencé par obtenir des images d’illustration des lieux pendant que Roberto et les bénévoles se préparaient à soigner les enfants.
Nous avons pu assister dans un premier temps à un match de foot pendant une pause, où étaient réunis la plupart des garçons. J’ai choisi de le filmer avec un pied, malgré les mouvements constants des joueurs, et de les suivre sous différentes valeurs de plans pour obtenir un montage possible.
Constance a entreprit de les suivre caméra à la main, pour toujours obtenir également une vision plus dans l’action de ce match de foot.
Le fait d’utiliser deux formes de prise de vue nous permet ainsi de les mélanger afin d’obtenir à la fois une image présente dans le match, et aussi une image vue de l’extérieur.
Bien sûr, la grande contrainte des enfants autours de la caméra est revenue, mais étant plus grands qu’à La Ciudad De Los Niños, ils ont su rester calme et regarder comment nous faisions pour filmer.
Lorsque les bénévoles furent prêt, nous avons du sélectionner une dizaine de garçons faisant partie des plus grands, afin de créer un module de répétition pour organiser une pièce de théâtre qui serait alors montré aux plus petits. Il avait été décidé par Roberto que les grands apprendraient le texte pour ensuite le jouer devant le reste du collège.
Des costumes avaient été conçus pour Roberto par un de ses amis pour cette pièce de théâtre enfantine. Un costume de lion, d’éléphant, et de lapin. _________________

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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:39 | |
| La pièce de théâtre avait été écrite par Roberto, et racontait une histoire drôle entre ces trois animaux pour ainsi inciter les enfants à se brosser les dents, à toujours se laver les mains, à respecter les autres, et à savoir dire non.
La sélection a été difficile. Les bénévoles, ne parlant pas correctement espagnol, n’arrivait pas à contenir les garçons qui, profitant de leur incompréhension, les insultaient ou les déviait de leur sujet en leur posant des tas de questions pour les déstabiliser.
Aidé par ma maîtrise de l’espagnol, j’ai donc aidé les bénévoles en sélectionnant les jeunes qui viendraient avec nous. Un proviseur nous a rejoint pour discipliner les élèves, et leur demander de nous suivre dans une salle qu’il nous a ouverte alors.
Seulement voilà, les jeunes n’étaient pas motivé, avait peur de se montrer devant les autres, avait peur des moqueries. Nous avons donc dû les motiver en leur montrant comment faire, pour tenter de les mettre en confiance. Cependant, quelques uns, perturbateurs, ne faisait que se déplacer, sortir pour s’enfuir du cours, rejoindre les petits qui nous espionnaient pour leur révéler ce que nous faisions. Un est même reparti tout énervé, en claquant la porte, sans vouloir revenir. C’est après quelques minutes que nous avons réussi à le faire revenir, et qu’il nous a confié qu’il ne voulait rien faire parce qu’il ne savait pas lire.
C’est donc malgré le stresse et l’énervement que nous nous sommes mis à les filmer. Cependant, ce fut quasiment impossible, car il ne voulait pas faire le théâtre, mais préférer tenter de s’approprier nos caméras afin de filmer.
Les bénévoles m’ont sollicité pour les aider à s’exprimer face à ses jeunes, en traduisant tous leurs mots pour qu’ils comprennent parfaitement les enjeux de cette pièce de théâtre. Cependant, malgré les activités, nous n’avons réussi qu’à en motiver quelques uns qui voulaient bien participer.
Constance a donc tenté de filmer à deux caméras sur pieds, en les positionnant à deux valeurs de plan différents pour obtenir un montage faisable. Cependant, avec tout les arrêts et mouvements des jeunes, cette technique fut un échec.
Une fois l’intervention finie, nous avons dû nous résigner à laisser les grands lire le texte, pendant que d’autres le jouaient. Finalement, une fois cette dernière mission finie, nous n’avons pas pu organiser cette pièce de théâtre, que nous avons alors laissé à faire pour la mission de juillet.
Nous avons achevé notre stage par l’interview de Roberto, à Arequipa, que nous avons tenu à filmer Constance et moi à deux caméras. Nous avons choisi deux valeurs de plans différentes, en respectant les règles des trente degrés, afin d’obtenir la totalité de l’interview selon deux points de vue différents. Lors de cette interview, Constance et moi avons préparé toutes nos questions sur feuille la veille, pour ne pas en oublier une seule. Nous avons tenu à pouvoir illustrer, rien que par cet interview, toutes les images que nous avions filmé. _________________

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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Mar 25 Sep - 23:40 | |
| IV- Post Production.
Lorsque nous sommes revenu du Pérou, deux autres missions ont été lancées en juillet et en août, constituées de bénévoles, afin de continuer les missions bénévoles dans le Pérou.
Bien sûr, il restera toujours d’autres missions à effectuer, tout au long de l’année.
Les photos prises par Alexis et Cyrille, étudiant en médecine, serviront par la suite à mettre ne place le système de parrainage qui tenait à cœur à Roberto : permettre à des volontaires en France de parrainer un enfant pour lui permettre de grandir, d’étudier, et d’obtenir l’avenir qu’il voudrait avoir mais qu’il ne pourra jamais avoir sans aucune aide.
Tous les enfants des orphelinats et du collège auront été pris en photo, pour constituer un album de parrainage, visant à montrer chacun des enfants, et à les aider dans l’avenir.
Les images tournées lors de ce voyage constitue aujourd’hui un total de trente-six cassettes mini-DV de une heure chacune.
Bien que le voyage bénévole soit fini, et que notre stage soit achevé, il nous reste encore aujourd’hui à faire le montage du film montrant les missions faites par l’association Citoyens Itinérants.
Lors de notre voyage, nous avons tenu à obtenir les droits d’utilisation des musiques de chacun des artistes de rue que nous avons rencontré, en échange du film une fois fini.
Roberto compte, par l’intermédiaire de notre film, pouvoir trouver d’autres bénévoles qui pourront l’aider, et ainsi continuer d’aider les enfants du Pérou qui auront toujours besoin de nous.
Ce stage, aujourd’hui fini, m’a beaucoup appris.
Il m’a appris d’un point de vue humain, en me montrant ce que jamais je n’aurais pensé un jour pouvoir faire en aidant quelqu’un. En se donnant à se projet bénévolement, nous avons reçus beaucoup plus de remerciements que nous le pensions, dans chaque sourire d’enfants, dans chaque larme de joie.
Il m’a également appris d’un côté technique, à me débrouiller par moi-même, quelques fois seul, d’autres encore en équipe avec Alexis. Nous avons ainsi pu concevoir nous même nos méthodes de travail pour nous permettre d’apprendre de nos erreurs, mais aussi de résoudre nous même nos problèmes à notre manière, pour pouvoir continuer ce tournage jusqu’à sa fin. _________________

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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Jeu 27 Sep - 8:21 | |
| Ba ça va, il est court ce petit résumé !! XD c'est sur, les profs en vont baver ! ptdr _________________

Vôtez !! il faut reprendre ces vôtes coute que coute ^^ lol
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| Sujet: Re: Voyage au Pérou - Amérique du Sud Ven 28 Sep - 16:25 | |
| en vont baver ? mdrr XD oui je suis méchante lol
je l'ai lu en diagonale; mais avec ça t'as pas de soucis à te faire quant à l'avis des profs. De toutes façons une telle expérience n'apporte que du positif. _________________

Ecrire encore, écrire toujours, ce combat est éternel. |
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